Doit-on savoir coder pour créer un site Web?

Doit-on savoir coder pour créer un site Web?

Doit-on savoir coder pour créer un site Web?

Si cette question aurait provoqué un haussement de sourcils il y a à peine cinq ans, aujourd’hui les offres gratuites se multiplient et les outils ne manquent pas pour créer son site sans aucune connaissance en programmation. Pour quels résultats? C’est ce que nous allons voir.

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De l’HTML au PHP en passant par le CSS et le Javascript

Au commencement, le Net était statique et se codait en HTML, un langage fait de balises pour décrire le contenu, appliquer une mise en page ou créer des liens hyper-texte. Chaque mise à jour  impliquait une ré-écriture du code source de la page, ce qui augmentait les erreurs possibles et limitait drastiquement les possibilités de collaboration. Au fil des évolutions, le langage s’est enrichi pour en arriver à sa cinquième version de nos jours et il a été complété par d’autres langages qui ont permis la création de sites dynamiques, tous structurés autour d’une base de données. Plus besoin de modifier le code source pour ajouter un article. Ceux-ci sont rédigés sur une interface en backend puis affichés sur les pages frontend par un système de gestion de contenu dynamique: Le CMS, pour Content Management System.

Les offres de création de sites gratuits

Parallèlement à cela, une nouvelle forme d’outils fait son apparition: les blogs. Désormais, chacun est libre de publier son contenu sans forcément avoir à apprendre le HTML. Certains ne tardent pas à y voir une formidable opportunité:  désormais, on peut offrir à Monsieur-tout-Le-monde la possibilité de se créer son site sans faire appel aux services d’un Webmaster. Mieux encore: la plupart de ces services sont proposés gratuitement. Il est donc possible de se créer un site pour 0€ et sans rien n’y connaitre! Génial, non? Eh bien non, pas vraiment, tout dépend réellement de la nature de vos besoins. 

Quelle efficacité réelle?

Le plus connu de ces services est wix.com mais il y en a d’autres comme Weebly, Godaddy ou Site Builder. Avec de superbes templates, un rendu adapté aux différents supports tels que les tablettes et les smartphone (on dit responsive design quand on est branché), on ne peut nier la performance d’une offre qui se décline sur le modèle du freemium. Vous ne payez rien pour commencer mais si vous voulez accéder à un meilleur service, vous devez souscrire à un abonnement. Si possible à vie. Vous l’aurez compris: ne comptez pas récupérer votre site si pour l’une ou l’autre raison vous décidiez de renoncer à votre abonnement. 

Un référencement et des options de personnalisation limités


Le plus gros problème de ces services, c’est qu’on accepte d’en faire la publicité gratuite: L’URL même de votre site devient un support publicitaire pour son hébergeur. Sauf si vous payez, évidemment, et vous pourrez alors disposer d’une adresse individuelle. L’autre point noir se pose en terme de positionnement Web. C’est bien simple; il vous sera impossible d’optimiser votre positionnement Google. Aucun Webmaster ne pourra plonger dans l’infrastructure du site. Et il est également impossible d’ajouter une option qui n’a pas été prévue par l’hébergeur. Dès lors, il faut se rendre à l’évidence: ces offres s’adressent surtout à ceux qui considèrent leur site comme une carte de visite et pour qui la visibilité n’est pas un critère important. 

La montée en force d’un CMS pas comme les autres: WordPress.

 

28% des sites au monde sont générés par WordPress. De nos jours, à moins d’avoir des besoins très spécifiques, il n’y a aucune raison de ne pas s’en remettre au roi des CMS. Propulsé par une imposante communauté, WordPress est mis à jour dès qu’une faille de sécurité est détectée. Il est optimisé pour le référencement et dispose d’une bibliothèque de plugins permettant de faire à peu près tout ce que l’on veut. Enfin, WordPress est intégralement gratuit. Seuls ses plugins peuvent être payants et sont souvent proposés sur le modèle du freemium ou du donationware. Contrairement aux offres de sites gratuits, WordPress demande qu’on lui accorde du temps et une courbe d’apprentissage est inévitable afin d’en tirer pleinement parti. 

 

 

Doit-on savoir coder pour utiliser WordPress?

Connaître le HTML et le CSS est un atout plus qu’appréciable pour travailler sur le Web et ce, quelle que soit la plateforme employée. Mais de nos jours, tous les efforts sont faits, notamment sur WordPress, pour rendre les interfaces ‘Plug and Play’. Dans la plupart des cas, le gros du travail consiste à installer une template et des plugins, les paramétrer et insérer du contenu via des éditeurs comportant tous les boutons nécessaires pour appliquer la mise en page. Avec l’aide des forums, des supports techniques et de quelques tutoriels, on peut imaginer qu’un utilisateur ne connaissant absolument rien au codage puisse créer un site Web performant avec WordPress. Toutefois, qu’on ne s’y trompe pas: cela n’est ni simple, ni rapide et il faut être prêt à y consacrer de longues heures et parfois s’arracher les cheveux lorsque l’on rencontre un bug ou quand on ne parvient pas à appliquer un réglage. Mais le jeu en vaut largement la chandelle, tant les possibilités sont infinies grâce aux plugins qui vont du simple affichage d’image jusqu’à la gestion complète d’un agenda ou d’un site d’e-commerce. 

Il n’est pas forcément nécéssaire de savoir coder pour créer un site. Grâce au développement de ses outils, le Web offre une multitude d’options pour générer des blogs voire des sites complets sans avoir à entrer une seule ligne de code. Mais l’apprentissage de bases en HTML et CSS  nous paraît tout de même essentiel pour comprendre ce que l’on fait et tout simplement garder le contrôle. Tout comme on n’irait pas vivre dans un pays étranger sans au moins emporter un guide et un dico, se former sur les bases du langage HTML est un pré-requis essentiel pour communiquer sur le World Wide Web.

5 manière sûres pour rater votre vidéo d’entreprise

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5 manières sûres pour rater votre vidéo d'entreprise

Pourquoi réussir quand on peut simplement échouer? Nous avons compilé pour vous les meilleures façons de provoquer l'indifférence totale avec votre vidéo corporate. On dit merci qui? 

1. Vanter sans réserve les mérites de votre entreprise

 

Vous êtes génial et vous le répétez à tout le monde. Donald Trump est votre mentor. Vous avez inventé la téléportation et plus personne ne pourra désormais s'en passer. Mais bon, à force de nous le dire, on va finir par douter. Si vous êtes si génial, pourquoi avez-vous besoin de le dire? C'est de loin la première manière de rater votre communication.

Que faire si vous voulez quand même réussir? Analysez votre public cible, dressez un portrait type. Et tentez de découvrir quels sont leurs besoins et en quoi vous pouvez les aider. Si vous me dites que vous êtes génial, je ne suis pas obligé de le croire. En revanche, si vos services aident à résoudre mes problèmes, je pourrais me dire: 'Waw, ces gens sont géniaux'!

 

2. Insistez pour être interviewé pendant au moins trois heures

 

Vous avez énormément de choses à dire sur votre société. Et tout doit se retrouver dans la vidéo. Les raccourcis? Très peu pour vous. Et puis tant pis si vous êtes un peu mal à l'aise devant la caméra.

 

Et pour ceux qui voudraient quand même captiver le public, que faire? Tout d'abord, il faut bien se dire qu'une interview, ça peut être incroyablement rasant. Pour la rendre intéressante, il faut appliquer la recette décrite au point 1: parler de ses clients et ne jamais parler de soi. Raconter une belle histoire avec de l'émotion, des rebondissements et des développements palpitants. Si vous n'êtes pas à l'aise devant la caméra, si parler en public vous tétanise, il y a des solutions à mettre en oeuvre qui passent par le développement personnel. Mais entre-temps, préférez l'usage d'un comédien ou d'une voix off, ils ont l'habitude et ils feront le job en un clin d'oeil.

 

3. Utilisez une musique de stock pourrie

Haaa les musiques de stock, quelle belle invention... Un bref passage sur
premium-beat ou stock-music et le tour est joué! Un p'tit synthé, une basse répétitive à souhait, comment peut-on se planter? En réalité, il y a 1.000 manières de se planter et le choix de la musique est capitale pour réussir n'importe quelle vidéo.

 

Qu'on se le dise, musique de stock ne veut pas forcément dire catalogue de bas étage. En cherchant méticuleusement, on peut y trouver des merveilles mais il faut accepter d'y passer du temps. Une autre solution passe par des sites présentant un répertoire de meilleure qualité comme musicbed.com ou bien entendu en engageant un compositeur qui fera une soundtrack sur mesure et unique pour votre création vidéo.

 

4. Utiliser des transitions so seventies

 

Rien de tel qu'une transition pour dynamiser votre vidéo. Pourquoi ne pas utiliser un volet circulaire, comme dans Star Wars? Ou un cube 3D, ça doit forcément en jeter. Oh, on peut même faire un kaléidoscope! C'est cool, non?

Et bien non. Pas du tout. Il est vrai qu'avec leur apparition dans les années 70-80, les effets de transition vidéo ont eu un grand succès. Mais le résultat, c'est qu'en abusant de ces figures de style, on finit vite par devenir veillot voire complètement agaçant. En général, les fondus et les glissements suffisent amplement mais cela dépend bien entendu du style que vous comptez mettre en place. En tous les cas, n'oubliez jamais la règle de base: less is more.   

 

5. Uploader votre vidéo corporate sur votre site Web et attendre

 

Avec la magie du Web, vous allez forcément recevoir des milliards de notifications, à vous la gloire et la beauté! Pourtant au fil des jours, ce fichu compteur de vues restent désespérement statique. Oh rage, oh désespoir!

En définitive, tout dépend de l'objectif que vous vous êtes fixé. Peut-être que votre vidéo ne sert qu'à accueillir les visiteurs, au quel cas, peut importe son nombre de vues tant que la vidéo est facilement accessible. Mais si vous recherchez un impact potentiel sur un public cible, il faut mettre en place des stratégies. Il y a des manières payantes: Youtube par exemple vous permet de financer une campagne de diffusion. Et il y a des manières gratuites, en postant la vidéo sur un maximum de supports avec des titrages accrocheurs. 

 

Vous disposez désormais de toutes les clés pour échouer comme bon vous semble. Si nous avons oublié l'une ou l'autre technique, n'hésitez pas à les poster dans les commentaires!